Top 5 des séries sur les nouvelles technologies

5ème
SILICON VALLEY

 (par Mike Judge)

Le monde merveilleux des starts up !

Richard Hendricks est un stéréotype du geek. Mais un geek des plus brillants, qui crée un algorithme de compression prometteur rapidement convoité par les plus grosses richesses de la Silicon Valley. Le pauvre garçon hésite entre vendre sa découverte ou la développer et monter sa propre boîte. Quand on est incapable d’aligner deux phrases en public sans vomir, qu’on ne connait absolument rien au monde de la finance, ne faut-il pas mieux vendre son invention ?
Non, on monte sa boîte avec une belle équipe de « cas sociaux », dans un incubateur de fortune, et on se met au travail !
Les personnages tous loufoques, sont terriblement attachants, ils vont de bêtises en bêtises, de conflits internes en conflits internes, quand ce n’est pas le matériel qui les lâchent.
La série n’arrive que cinquième dans ce top, mais elle reste remarquable par le mélange de réalisme du quotidien des travailleurs de la Silicon valley et l’absurdité de certaines situations. Tout cela magnifié par des protagonistes qui gagnent en profondeur au fur et à mesure des épisodes.

 

4ème
HALT AND CATCH FIRE

(par Christopher Cantwell et Christopher C. Rogers)

Les origines de l’informatique moderne.

Le début de la série nous plonge dans l’univers bariolé des années 1980. Les ordinateurs personnels débutent à peine sur le marché informatique.
Dans la ville de Dallas, Joe Mac Millan, jeune loup fraîchement débarqué d’IBM (qui vient de lancer L’IBM PC3) mobilise une jeune équipe dans le but de lancer un PC portable à la fois plus rapide et plus compact que les ordinateurs de la concurrence. Projet ambitieux ? Trop ambitieux ? C’est le début d’une sacrée épopée pour ces informaticiens débrouillards, qui vont devoir trouver des solutions et réinventer leur vision de l’informatique. Les scénaristes découpent cette série en 4 saisons, comme quatre époques de notre passé technologique. Une bonne série portée par un casting de jeunes talents prometteurs (Mackenzie Davis en particulier, qu’on a pu voir dans le film Blade Runner 2049 ou dans l’épisode 4 de la saison 3 de Black mirror).

3ème
Mr ROBOT

(par  Sam Esmail)

La révolution à l’ère numérique.

« Je suis juste un technicien » : ce sont les mots d’Elliot, ingénieur informatique.  Il travaille à la Safe society, qui elle-même travaille pour E corp , une entreprise tentaculaire, dont le logo omniprésent, se retrouve un peu partout dans l’environnement et dans la vie des protagonistes de la série.
Elliot, joué par l’incroyable Rami MALEK est un jeune homme complexe, intelligent, et bien plus encore. Il cache sous la capuche de son éternel sweat noir, des pensées abyssales qui ne le quittent jamais.  Cette série joue avec nos nerfs : si elle peut parfois paraître nébuleuse, elle n’est pas sans suspens et rebondissements. Le casting est très riche, on notera parmi les plus connus, la présence de Christian Slater, qui incarne le personnage donnant son titre à la série.
Si vous avez peur du chaos, et que vous voulez des réponses à toutes vos questions, passez votre chemin ! Si par contre, vous avez envie de rentrer dans la peau d’un guerrier moderne et torturé en quête de justice derrière son ordinateur, vous aurez déjà trois saisons pour suivre son odyssée, dans un monde où les chimères et autres créatures se cachent dans la peau d’hommes souriants, en costume cravate aux cheveux orange.

2ème
BLACK MIRROR

(crée par Charlie Brooker)

L’écran noir

 

Crée par le journaliste Charlie Brooker, cette série propose des tableaux de ce que pourrait donner l’évolution future de technologiques ou outils actuels s’ils étaient poussés à leur paroxysme. Chaque épisode traite d’un thème en particulier. Souvent dérangeante, la série met en abyme les penchants négatifs de la nature humaine : égocentrisme, voyeurisme, jalousie, en sont quelques exemples. Le tout premier épisode de la série, intitulé 15 millions de mérites, se regarde scotché au canapé (tout en grimaçant) et nous rend tout de suite accro : Les scénaristes ont vraiment frappé fort !
L’approche hyperréaliste de la caméra – qui utilise sur la plupart des épisodes les techniques propre au documentaire – nous plonge dans l’action, et dans une perception familière. La plupart du casting est à la bas composé d’acteurs peu connus, mais on notera la présence de John Hamm* dans le très bon épisode Withe Christmas (* Le charismatique Don Draper dans Mad Men, ben oui on la le droit de craquer pour un acteur de temps en temps mais chut ! John Hamm continue sa belle carrière en osant des rôles décalés de son physique de séducteur comme ici ou comme dans la sympathique et loufoque série Unbreakable Kimmy Schmidt).
La question de l’éthique de l’usage des nouvelles découvertes technologiques est posée, en imaginant, le plus souvent, le pire des scénarios possible. L’épisode San Junipero fait partie des exceptions, car même s’il aborde un sujet grave et incontournable de l’humanité (la mort), le traitement est délibérément poétique et positif. Une petite pause dans la série : un peu de douceur dans ce monde de brutes.
Cette œuvre nous invite, voire nous oblige, à réfléchir. Elle nous questionne sur notre passivité, car inconsciemment, nous savons déjà que la technologie entre dans nos vies de façon insidieuse.

 

1ère du top :
THE IT CROWD

(de Graham Linehan)

Vive l’humour anglais ! Attention série cultissime incontournable !

 

Le pitch peut paraître des plus banales : Moss et Ross sont les deux informaticiens d’une grosse compagnie au patron extravagant et à l’activité nébuleuse. Les bureaux des deux compères sont relégués au sous-sol de la boîte, tout au bout d’un couloir encombré de matériel mis au rebus. Arrive un jour, Jen, une jeune femme au dents longues, qui a survendu son CV pour diriger le service informatique : Les deux compères vont vite saisir son niveau d’incompétence.
Sans avoir peur des clichés, (et il faut du talent pour ne pas avoir peur des clichés et les utiliser avec brio) les scénaristes poussent toujours plus loin l’absurde de certaines situations professionnelles que l’on peut retrouver dans des entreprises modernes. Ne surtout pas rater l’épisode où Jen, la directrice incompétente du IT CROWD fait découvrir internet aux pontes de l’entreprise (saison 3-épisode 4).
A noter : Les deux talentueux acteurs principaux sont par ailleurs tous les deux auteurs de leur propres films ou séries : Richard Ayoade a écrit et réalisé le poétique film Submarine à regarder avec un plaid et une tasse de thé. Chris O’Dowd a écrit et réalisé la série Moon boy inspiré de son enfance dans laquelle un enfant est toujours accompagné de son ami imaginaire.
La série IT CROWD est déjà ancienne (s’est terminée en 2013), mais son humour fonctionne toujours aussi bien. Revoir certains épisodes pour faire ce Top 5 a été l’occasion de quelques fous rires, ça fait toujours du bien !
On notera, pour les plus curieux, que la série est truffée de clins d’œil et de références à l’univers de l’informatique mais aussi au monde du cinéma, que ce soit dans les décors, les dialogues ou les tee-shirts de Ross. Les tee-shirts de Ross et l’esprit de la série ont d’ailleurs certainement influencé les créateurs de la série américaine The big Bang Theory, qui aurait pu avoir la place 6 dans un top allant jusqu’à 6, même si les auteurs s’acharnent peut-être un peu en continuant au delà de 11 saisons…
Vous ne connaissez pas IT CROWD ? Alors trouvez les épisodes en VOSTF, ne prévoyez pas d’avoir de vie sociale pendant une semaine, installez-vous et dégustez !